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    L‘impossible espoir (Afghanistan War)

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    L‘impossible espoir  (Afghanistan War) Empty L‘impossible espoir (Afghanistan War)

    Message par Seawulf Mer 18 Aoû - 9:10

    “Dans la nuit noire, sur la pierre noire, une fourmi noire. Dieu la voit.” Proverbe arabe
     
    “Si j'avance, je meurs. Si je recule, je meurs. Alors, j'avance… ”
    Proverbe afghan
     
     L‘impossible espoir  (Afghanistan War) Master12
    Photo DR (2008)

    Sur cette terre enluminée
    levée tôt, la voix du muezzin
    émouvante,
    déchire le silence de mots d’Islam
    chapelets à l’Orient
    de ma conscience.
     
    L’air lourd
    presque solide
    empuanti de miasmes
    s’étire de nuages enténébrés.
     
    Résonne déjà la poussière fauve
    aux visages terreux. Craquelures
    sombres. Impressionnisme douloureux.
     
    Fentes
    sous l’espace sélène
    sans apprêt
    aux lueurs humaines
    miroir décalé…
     
    Qui donc es-tu
    toi cet Autre,
    cet « ami libérateur »
    devenu « l’occupant étranger » ?
    « Salam »
     
    Je suis l’étrange pour toi
    toi mon frère de vie
    au dénuement indigent
    si palpable
    que la mort suinte.
     
    Je désassemble
    le peu qu’il me reste
    au regard de ta détresse
    qui ne mendie pas !
      
    Mes jambes flageolent.
    Tremblements intérieurs.
    Immense blessure
    entaille au cœur de l’humanité
    en ces terres de famines
    de guerres, de drogues
    qui ébranlent le sol et le ciel.
     
    Ton regard
    toujours lui
    accroché au mien
    ton regard
    comme un pendentif
    de l’insupportable
    fait aux hommes par d’autres hommes
    à mes yeux embués
    qui ne peuvent te secourir !
    Hélas ! trois fois hélas…
     
    Allah porte le soleil
    au grand jour. Les martyrs sont là.
    Ils ne disparaissent jamais.
    Ils se réinventent
    au cœur de la souffrance,
    fabriquent des haines audacieuses
    qui à leur tour s’en vont 
    hériter !
     
    Impuissance immense.
    Écroulement intérieur.
    KO debout. Et toi mon interprète
    tu trouves la force de me dire
    ne t’en fais pas !

    Cimetières de bâtons plantés
    en terre d’Islam
    surmontés d’étoffes ondoyantes
    de couleurs vives
    ici ou là aux vents d’inhumanité
    des larmes taries,
    aux contreforts de l’Hindu Kuch.
    Les montagnes ne rendent que des pierres !
     
    Les femmes à même le sol
    vénèrent les dépouilles de combattants
    au ciel de houris elles prient
    réclament un supplément de vie
    tancent l’impermanence
    et ravalent leurs frustrations.
    Défunts…transcendant le silence
    plus fort que le bruit
    leur vitalité est invincible.
     
    Et sur cette même terre,
    les femmes sont empêchées "d'Etre"
    "uniment muettes", violentées, 
    elles hurlent de désespoir
    dans un vide sidéral. Les corps se tordent,
    barbelés de douleur, et disparaissent !
    Certains reviennent... Ils pleurent
    de larmes sèches.

    Question d’honneur
    entend-on dire trop souvent.
    Gestes de déshonneur pour les hommes
    toujours clamés en vain.
     
    Jeunes et moins jeunes
    ils sont là
    surtout des hommes.
    Au ras de terre
    le plus souvent
    le regard accroché
    à l’infinitude horizontale.
    Ils protègent leurs yeux
    de trop d’espérance.
     
    Corps alanguis. Accroupis.
    Ils s’engourdissent mollement.
    Ne s’ankylosent pas.
    Ils s’endorment imperceptiblement.
    Scrutent
    les langueurs indociles
    passagères.
    Violentes. Mortelles.
    Instantanées. Stupéfiantes.
    Qui passent…
     
    Cependant
    leurs yeux communient avec les cieux
    et s’ils sont granuleux et brillants
    fiévreux et venteux
    ils disent quand même l’amour…
    Shérine se colle au dos de son père
    et s’endort le pouce entre les lèvres.
    Katherin au Times square de Manhattan
    fait de même.
     
    (entre les deux mondes,
    l’océan englouti les mimes)
     
    Ils sont si loin des fondamentalistes
    ces bonnes gens ! Si hospitaliers.
    Ils veulent la paix, des écoles
    un avenir pour leurs filles
    chasser l’oisiveté
    faire revivre la terre
    ne plus survivre
    chasser la drogue et la corruption
    faire revivre la joie
    apporter un espoir aux enfants
    peut-être même l’insouciance.
    Quel drôle de mot !
    Ils veulent la tranquillité
    des choses simples
    si compliquées à obtenir
    en ces contrées tourmentées.
     
    « (Je veux) un poème
    Aussi vibrant que notre thé au safran
    Servi à l’Aïd. » Shukria Rezaei
     
    S’ils s’acoquinent
    avec les « montagnards perdus 
    taleban moudjahidin »
    c’est du bout des lèvres
    sèches.
    Dissentiment
    ressentiment
    contrainte.
    Que leur restent-ils ?
     
    Un sol craquelé de misère
    et de secousses sismiques.
    Un chez-soi innommé
    qui manque de tout,
    mais que l’on ne quitte
    pour nulle part ailleurs
    Inch Allah !
    La vie s’en est allée 
    jusqu’à en vider la mémoire!
    Les corps mahométans poursuivent
    l’œuvre de vie de l’Unique ;
    rédemption
    squelettique décharnée
    jusqu’à la folie.
     
    Et les « seigneurs de guerre »
    les mains couvertes du sang
    des leurs
    amnésiques
    plongent dans un oubli abyssal
    prolongeant la terreur.
     
    La peur rôde avec la mort.
    Tous tentent de survivre.
    Ils cherchent un peu de liberté.
    Ne la voient pas encore.
    Si seulement ils pouvaient l’imaginer !
    La penser possible.
    Autrement que dans un passé lointain.
    Terrible douleur lancinante
    d’une insupportable légèreté.
    Elle ronge les âmes
    dévore les cœurs
    affaiblit les corps.
     
    Un vrombissement.
    Le ciel se fige. La terre transpire.
     
    Un AC-130 Gunship tourne. Orbes funestes.
    Crépitements. Explosions
    fracas. Des corps figés.
     
    Au sol les soldats se terrent.
    embusqués en caponnière.
    Ils guettent le Ciel. L’avion venu les appuyer.
    Prient pour que les insurgés cessent
    leur résistance.
    Et la poussière retombe.
    Plus de maisons de terre.
    Plus de corps décharnés.
    Plus de femmes voilées.
    Plus d’enfants sans jouets
    ou portant de lourds baluchons
    sur leurs frêles épaules.
    Rien que de la poussière fauve
    qui n’en finit pas de chuter
    et d’étreindre les corps sans vie
    dans un bruissement assourdissant…
     
    Le grondement s’est tu. Reste un ciel pétrifié
    dans un silence de cathédrale.
     
    Dépêches. Communiqués interposés.
    Après la guerre des corps
    la guerre des chiffres.
    Froids. Distants. Des regrets
    au compte-gouttes.
    Sangs absorbés
    par les débris de déblais
    raccommodés par quelques mains perdues.
    Sanglots d’une tristesse infinie
    égarés dans un champ de ruine
    des causes manquées ; 2001,
    les « étudiants » chassés !
    C’est déjà si loin dans les esprits.
    A-t-il seulement existé ?
    Seawulf
    Seawulf

    Messages : 73
    Date d'inscription : 20/03/2021

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