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    Echos, en bord de Loire

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    Message par Seawulf Mer 24 Mar - 7:36

    « Parti la fleur au cœur / et le destin qui cogne au creux de la poitrine /
    les bras émerveillés du monde autour du cou /

    et l’odeur des passants que l’on devine à peine / Parti pour l’aventure » 
    Jean Bouhier
     
    Au carillon du clocher endormi, sous la lune entraperçue, parée de lin, les brumes vaporeuses détissent les grains ennuagés. Elles filtrent les rais bellâtres aux ombres indiscrètes. Figent les vols tapis aux yeux sombres, fondus aux feuillus guettant l’intrus.
     
    L’étranger sur la levée déambule au cœur des sens, un peu à la billebaude, pour mieux capter la nuit vivante. Minuscule bipède au long visage lacté, happé par l’immensité insondée, il écoute le monde Rabelaisien et ses mots, à la richesse méditative. Entend Vigny lui conter ses doutes sur l’art poétique romantique. Pousse plus avant sa flânerie, et silencieusement, s’évade en direction du Château des Dames et ses intrigues d’Etat ! L’homme divague à la mémoire de congruences policées, songe à la comédie humaine de Balzac, et diligemment, ralentit le pas. Apprivoiser le temps, ses langueurs, choyer la lenteur, faire de la désinence de vie celle des mots. Varier les possibles comme « je vous aime ou aimez-moi ! ». Dire les choses à temps, éviter de béquiller le corps et l’âme.
     
    Au café noir de mes nuits blanches des cédilles muettes frétillent, clapotis argentés ténus, lovés entre gabarres et rives. Quelques baliveaux s’en émeuvent, une aigrette garzette noctambule prend son envol et va décrypter la partition. Humide humus aux senteurs d’éteules, qu’exhale le vent d’ouest salin, iodé au souffle d’Orphée. Il suinte des crinolines aux guipures dorées. Effractions lumineuses au soleil levant qui embrasent le large lacet d’étain, vivifiant les douces couleurs ligériennes. Mouvance réfractaire, la Loire sème des bancs sablonneux exondés, isole des îles solitaires et boisées. Sorte d’entropie troglodyte. Miroir du fleuve, traces du temps qui passe, qui bouge, immuablement, à l’instar des hommes et des femmes de Touraine. Parfum d’aurore en terre maraîchère, au matin clair des idées enchâssées, la Vie offre une recension Saint-Simonienne. Sur l’éperon rocheux, un vibrato signe la fin des ordalies, et l’homme à genoux se relève ! Le silence capture l’instant. Dire les mots, tous les maux.
     
    A Rochefort-sur-Loire, le poète griffonne de sa plume légère ou lourde, mais toujours d’une plume qui se vit ! L’encre ressuscite l’éternité, offre des passerelles pour mieux appréhender le monde, mieux s’aimer moins se maudire. L’encre met de la distance réflexive, calme les intempérances. La Terre appartient à tous et les mots sont partage, écrit-il, sans vaticiner et sans galimatias !
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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    Seawulf
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