BALADE EN PROÉSIE


Rejoignez le forum, c’est rapide et facile

BALADE EN PROÉSIE
BALADE EN PROÉSIE
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Rechercher
 
 

Résultats par :
 

 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Egarements
Les mots EmptyJeu 7 Oct - 14:35 par Seawulf

» Rondeur des mains
Les mots EmptyJeu 7 Oct - 14:32 par Seawulf

» À la lumière du désamour
Les mots EmptyVen 24 Sep - 15:51 par Seawulf

» Très haut amour et autres textes de Catherine Pozzi
Les mots EmptyMar 14 Sep - 16:16 par Seawulf

» Flash-back cicatriciel
Les mots EmptyMar 14 Sep - 14:54 par Seawulf

» Ce qui n’a pu être
Les mots EmptyLun 13 Sep - 16:54 par Seawulf

» Attente
Les mots EmptyLun 13 Sep - 9:43 par Seawulf

» New York 2001 « Ground zero »
Les mots EmptySam 11 Sep - 14:56 par Seawulf

» L‘impossible espoir (Afghanistan War)
Les mots EmptyMer 18 Aoû - 9:10 par Seawulf

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 1 Invité :: 1 Moteur de recherche

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 41 le Mer 7 Avr - 10:42
NEWS

    Pas d'annonces disponibles.

    Les mots

    Aller en bas

    Les mots Empty Les mots

    Message par Seawulf Lun 12 Juil - 12:54

    ” Saurai-je un jour pourquoi c’est en tellement de mots que je n’ai rien dit ” Alain Borne
                                                                                            
     
    Des pages et des pages de mots, qui feuille à feuille s’effeuillent, toutes noircies de crayon de bois, de stylo plume ; elles attendent l’ultime instant de crocher d’autres mots. Des mots aux sonorités bigarrées, des mots qui rechignent, des mots qui invitent d’autres mots, à former un grand train ! Wagons de mots voyageurs pour un quatrain, un récit, une fiction, un rendez-vous, un silence.  
     
    La mine de plomb glisse et godille, s’échine à amadouer la pelure de papier revêche ! Le stylo file le trait à l’encre absorbée, éclaboussée de veinules minuscules. Insatiables, les lettres avancent, et bien que nomades, se fixent. Alors, les méandres deviennent calligraphie et les affixes s’éveillent. Et tandis qu’un mot jette les amarres, un autre laisse plonger l’ancre !
     
    Et sur le tout petit carnet, blanchi d’un soleil laiteux, se figent les traits invisibles de ton visage à l’absence lointaine. Et tous ces mots mis bout à bout, ravivent l’éternelle présence aux contours chaleureux, si tiède de vie, ô vertige !
     
    Des mots, oui, rien que des mots, mais que ferait-on sans eux. Ne saurions-nous pas un peu aveugles et sourds aux barcaroles de l’amour. Et je crois, tout au fond de moi, qu’aucune acédie n’entravera le lien, quand bien même, un mot chasserait l’autre, je sais qu’il en resterait toujours un, pour te faire la cour et t’enlacer au dernier tour de l’avant dernier mot ! 
     
    Ne vois-tu pas comme l’insignifiant arrive à se loger là où le cœur erre ? Vois ces pages, confettis de vie, prolonger le temps, et tour à tour flâner. Vois ces quelques notes portées par quelques mots, ensemble s’aliter. Et vois enfin, combien il est bon de taire parfois les mots et leurs mystères !
     
    Viens, donne-moi la main ! Dans la nuit des peupliers, frangée de rosée vespérale au sang coquelicot, nous irons les corps chauds, habillés de lune, défroisser les rêves alanguis et parfumer demain, de "peut-être" ineffables.
    Seawulf
    Seawulf

    Messages : 75
    Date d'inscription : 20/03/2021

    Voir le profil de l'utilisateur https://www.seawulf-proesie.com/

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum