BALADE EN PROÉSIE


Rejoignez le forum, c’est rapide et facile

BALADE EN PROÉSIE
BALADE EN PROÉSIE
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Rechercher
 
 

Résultats par :
 

 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Lettre à vous
La disruptive EmptyMar 20 Juil - 8:51 par Seawulf

» Aller conquérir
La disruptive EmptyMar 20 Juil - 8:40 par Seawulf

» Les mots
La disruptive EmptyLun 12 Juil - 12:54 par Seawulf

» Une colombe si cruelle de Frederico Garcia Lorca
La disruptive EmptyLun 12 Juil - 11:01 par Seawulf

» Ma douce liberté
La disruptive EmptyMer 30 Juin - 8:11 par Seawulf

» La Mariensäule (Germany - Cold War)
La disruptive EmptyMar 29 Juin - 7:11 par Seawulf

» La petite lumière d'Antonio Moresco
La disruptive EmptyVen 25 Juin - 10:43 par Seawulf

» Éternellement
La disruptive EmptyVen 25 Juin - 10:04 par Seawulf

» Déshabitué
La disruptive EmptyVen 25 Juin - 9:51 par Seawulf

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 2 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 2 Invités

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 41 le Mer 7 Avr - 10:42
NEWS

    Pas d'annonces disponibles.

    La disruptive

    Aller en bas

    La disruptive Empty La disruptive

    Message par Seawulf Sam 3 Avr - 12:04

    « Vois-tu passant, couler cette onde
    Et s’écouler incontinent ?
    Ainsi fuit la gloire du monde,
    Et rien que Dieu n’est permanent. »
    Agrippa d’Aubigné
     

    Les feuilles de roseaux se penchent avec révérence, pressées par la brise d'ouest, elles s'agenouillent et dansent au-dessus des moires, cercles d'ondes sur un miroir de titane. Dans l'eau noire, elles dégouttent de pleurs et se fanent, trompent le silence avare d'émotions, se figent de marbre.
     
    A l'ombre de ton ombre, aux heures bruissées et ballottées, s'infiltrent en filigrane des friselis, qui implorent Dieu et les grands arbres. Allongée par le fond, ta robe papillonne, tiraillée d’une rive à l’autre ! Emergence de l'esquisse d'un visage tout de dissemblance, qui hésite selon toute vraisemblance, à se défaire de tant d'années de repos oublié.
     
    Chambre brunâtre, il grouille ici des glaives d'acier qui décampent en banc se faufiler ailleurs et se déshabiller de lune. Les nuits enténébrées, infamantes, ouvrent le bal de l'univers, noces oublieuses des amants disparus. Dans ton lit d’eau, bercé au sein de draps sans roses, la pénombre t'emprisonne d’un voile aux teintes aluminées, de pétales rayonnants d'étoiles, de flèches miniatures qui désormais, ne peuvent atteindre ton cœur.
     
    Au clair-obscur chatoyant, les errants de Terre confinés au paradis, viennent te visiter. Anges qui s'appesantissent près d’un corps si lourd, si transparent, à l’âme si frêle, aux pieds si las, chaque soir, ils accourent jusqu’à toi, silencieusement, presque religieusement, pour te susurrer des mots inventés juste pour toi.
     
    Assis sur la racine du chêne séculaire, notre alliance, le souffle déjà trop fragile, je ne suis plus que le veilleur d’un monde de bruits éperdus, et là, entre un doux souci et une belle pensée, les abeilles viendront butiner près du rucher et la jolie courtisane d'après-midi, prendra plaisir à lutiner !
     
    Ton absence, ma seule présence !

    Seawulf
    Seawulf

    Messages : 64
    Date d'inscription : 20/03/2021

    Voir le profil de l'utilisateur https://www.seawulf-proesie.com/

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum