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    New York 2001 « Ground zero »

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    New York 2001 « Ground zero » Empty New York 2001 « Ground zero »

    Message par Seawulf Sam 11 Sep - 14:56

    “Tu es comme l’astre argenté
    Qui obscurcit les plus vives étoiles » Antara


    Dans l’aurore septembrale,
    à portée de Dieu et du ciel
    s’élèvent, aux allures majestueuses
    de belles jumelles, qu’une kyrielle
    de dominos diaphanes
    habille de robes diamantées ;
    et campées-là, au sud de Manhattan,
    elles veillent d’éclats sur la Liberté.
    Tandis que dans la baie paisible d’Hudson,
    Brooklyn et ses amoureux désenlacés
    s’effraient quelquefois de cet unisson,
    en sirotant un Coca glacé.
     
    Il est presque neuf heures, un vacarme !
    Puis un second, un peu plus tard ;
    des oiseaux de fer s’enflamment.
    Ils ne planent plus, il est trop tard !
    Fire. Les alarmes se sont figées.
    Tout en bas, près de la 5e Avenue
    une pléthore de fourmis humaines, interloquées.
    Qu’est-il donc advenu ?
    Il y a eu des explosions, des rejets,
    des hommes et des femmes volent,
    une pluie de verres s’abat à leurs pieds ;
    et des cris tombent et s’immolent.
    Fraternellement, une chenille humaine tente
    l’impossible au cœur des cendres ;
    résolument des sauveteurs accourent vers l’attente.
    Mais ce sarcophage, n’est-il pas déjà trop tendre ?
     
    Les Twins du World Trade Center
    - Immenses ascenseurs sans retour -
    flanchent, aimantées par la terre.
    Elles s’affaissent, droites ; deux amours 
    disparaissent, dans le fracas et la poussière,
    ondes cotonneuses chaudes et opaques,
    irrespirable apocalypse de fer ;
    hier, inenvisageable à Central Park…
    Le monde tremble.
     
    Et les amoureux ont disparu,
    ils ne sont plus qu’une poignée ;
    pourtant, ils étaient là, je les ai vus ;
    oui, mais c’était avant ! Avant d’être nus…
    Avant le 11 de ce mois.
     
    Et le glas de l’univers a retenti
    aux vertiges des profondeurs de l’âme.
    Il s’en est allé étreindre tant de larmes.
    Entendez le bourdon sonner jusqu’à Paris !
    Écoutez l’humanité entonner ce requiem.
    Elle s’offre le meilleur d’elle-même,
    un Ave Maria clair pour esprits meurtris.
     
    Ils étaient cent, ils étaient mille,
    à monter, à descendre, à vivre ;
    Ils étaient cent, ils étaient mille,
    autant que de nuages qui vibrent ;
    Ils étaient cent, ils étaient mille,
    à deviser de littérature ou de cinéma ;
    Ils étaient cent, ils étaient mille,
    à être entre ciel et terre, étonnants ;
    Ils étaient cent, ils étaient mille,
    tous, jaunes, noirs ou blancs ;
    Ils étaient cent, ils étaient mille
    à façonner l’idée née de l’Agora.
     
    2977,
    linceuls invisibles,
    vous qui cherchez dans l’obscurité
    ces éternels fragments de vérité.
    Douleurs indicibles,
    votre silence s’est élevé, priant Dieu
    de pardonner la lâcheté aux hommes…
    En somme, de les aimer davantage.
     
    Freedom ! ô freedom… donne-moi la main.






    (Texte 2001, maj 2021)
    Seawulf
    Seawulf

    Messages : 73
    Date d'inscription : 20/03/2021

    Voir le profil de l'utilisateur https://www.seawulf-proesie.com/

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