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    Message par Seawulf Ven 30 Avr - 10:14

    "Au lieu d’encre ils m’ont donné de l’or"
    Henrik Nordbrandt


     Dans un sifflement sans fin
    Les arbres ploient de douleurs
    Sur les routes noueuses d’oliviers
    Parcourues de corps dégingandés
    En quête d’un repos salutaire.
     
    Le train court dans les prés
    L’oiseau aspiré par la dépression
    Happé, fracassé, occis, disparu !
    Des plumes duveteuses volent
    Le passager ajuste ses lunettes,
    Victime oubliée du silence.
     
    Les amours se meurent
    Seins lourds et laiteux
    Ballottés de mains mâles
    Bien trop mollassonnes
    Au zénith froid de l’ennui, 
    Dans le jacuzzi des vacances.
     
    Et j’entends un cri
    Qui me crie son envie
    D’en finir avec les ni-ni
    Qui gonflent mes soucis.
     
    Soudain, je vois Enora
    Tomber le masque
    Grise-mine à Carnaval
    Un prétendant flirte,
    Le sourire adolescente
    Rouge passion s’esclaffe.
    Dame que c’est bon
    Lorsque l’on n’a plus vingt ans !
     
    Tu cherches du boulot
    Et tu sais bien que les choses
    Ne sont guère faciles.
    Les diplômes bien sûr
    La tenue évidemment
    Les sourires à foison
    Les bonnes manières aussi
    Oui. Mais mon nom
    Je ne peux m’en séparer !
    Il me faut être très patient
    Pas cette fois-ci.
    « Mais vous allez trouver ! »
    Courage. Sourire.
    Encore et toujours sourire.
     
    Le soleil s’échauffe
    Il ne s’ensommeille plus
    L’hiver quitte son manteau
    Et le printemps s’habille
    De pourpre, de bleu et d’or.
    Fleurs légères et odorantes
    Parfums qui ressemblent au tien
    Et soudain, ce désir de butiner
    A l’ombre naissante de l’été !
    Les mots retenus, pétales
    Aux feuillets délicats
    Effleurent mes rêves
    D’automne.
     
    Ta robe s’échoue-là,
    Corolle improbable
    Qui se dénoue seule
    Dans ta salle de bain
    Aux ors bleu lapis-lazuli.
    Où sont les hommes ?
     
    J’aimerais revenir avant
    Avant tout ce qui est présent
    Avant de te rencontrer
    Juste avant celui de l’attente
    De mots improbables
    Que tu mettras tant de temps
    A me dire et redire.
    Avant ce moment autre
    Où l’on doute et redoute
    De soi, de toi, et de ses semblables.
    Juste avant ce moment-là.
     
    Les clefs n’ont pas de portes
    Elles ne pèsent pas
    Du poids de l’histoire
    Elles n’en ont plus
    Elles sont vierges
    Prêtent à s’ouvrir,
    Et tes cuisses serrées
    N’offrent qu’abandon.
     
    Un petit noir servi par un blanc
    A Isabelle la rebelle
    Qui ne sait qui observer
    Du noir ou du blanc
    Et qui se ravise :
    « Un grand crème s’il vous plait ! »
     
    Un homme de bien qui se sent mal
    Estime que les maux des autres
    Ne changent pas les siens.
    A mots couverts
    Il découvre la carte bleue.
    Le monde devient binaire
    S’en va, pardessus, écharpe au vent
    Le nez dans les étoiles. 
    Roulette russe...
     
    Fragilité et résilience
    La musique fragmente
    Le virus. Les mains bleues,
    Les blouses blanches
    Insufflent la vie retenue
    Au fil des heures décadentes.
    Un regard ressuscite
    L’ombre qui devient claire.
    Il est minuit, les corps s’affaissent
    Exténués de fatigue,
    Une mort s’éloigne
    Le sourire progresse !
     
    Nuitamment,
    L’astre se courbe ingénument
    Clin d’œil au monde assoupi
    Qui rêve de rêves insensés
    Pleine bouche multi-baisers
    Duos de corps orgasmiques !
    Un long voile séraphique
    Couvre tes yeux argentés
    Au soir de pleine lune.
     
    La vie, cette immortelle
    Qui chante l’espoir
    Au cœur spirituel
    Danse les corps diaphanes.
    Le soleil s’en vient
    Caresse l’épiderme, nu
    Comme un besoin d’amour 
    Éperdu !
     
    Les biches s’abreuvent
    A la source forestière,
    Batifolent insouciamment,
    Petits et grands s’enhardissent
    Et bondissent de joie
    Par tous les chemins,
    Où les hommes sont absents !
     
    L’engoulevent passe
    Un froissement d’ailes s’efface
    Papiers gris sur fond de ciel bleu
    Origami bringuebalé de-ci de-là
    Crécelle sans voix. Le temps s’écoule,
    Le temps s’envole, le temps s’en va !
    Seawulf
    Seawulf

    Messages : 64
    Date d'inscription : 20/03/2021

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