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    Message par Seawulf Mer 14 Avr - 14:21

    « Au fur et à mesure que nous connaitrons
    la vérité des étoiles, nous connaitrons
    le grand esprit compréhensif de l’homme » Tagore
     
    Un ciel à peine fleuri
    zébré de serpentins rosis
    précède de peu le disque d’or.
    Il coiffe les campagnes étoilées
    d’un filtre mordoré.
     
    Ne cherche pas l’infini
    il n’existe plus,
    le présent sombre
    les éléments le masque
    carnaval de pantins
    désarticulés par le vent
    noyés par les eaux
    oublieux des absents !
     
    L’horizon s’éreinte
    il devient instable, halo
    bouché par une brume d’étoupe,
    disséqué par un œil astigmate
    il cueille ici ou là, des lignes
    de fuite évanescentes
    des impressions passagères
    des bruits insaisissables.
     
    Je tangue, le guillemot s’en amuse !
    Tournis, je ris, je pleure, je gamberge
    enfant je redeviens et rêve
    à tous les possibles enfouis, disloqués,
    à jamais perdus dans un trou noir.
     
    Mon horizon, ligne imparfaite
    ondule aux foucades marines,
    désirances et catharsis en gésine
    qui fouaillent et désincitent l’Ouvroir.
     
    Tu me dis qu’il est tard
    comme l’on dit aime moi
    sans fard, nue, une étincelle d’émoi
    s’allonge le long de nos corps.
     
    Les manchettes des canards meurent
    au sol, désinfectées de tout, sans passants
    elles reflètent l’inexistant des mots
    encres pleureuses diluées de vie.
     
    Je crois en toi autant
    que tu crois en moi. Epicènes
    aux goûts salés-sucrés. Le temps
    s’enguenille dans la soie corail,
    mains soyeuses et baisers câlins
    à l’horizontale de tes yeux océane
    je flirte avec les profondeurs
    bleuités des nuits d’amour.
    Seawulf
    Seawulf

    Messages : 64
    Date d'inscription : 20/03/2021

    Voir le profil de l'utilisateur https://www.seawulf-proesie.com/

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