BALADE EN PROÉSIE


Rejoignez le forum, c’est rapide et facile

BALADE EN PROÉSIE
BALADE EN PROÉSIE
Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.
Rechercher
 
 

Résultats par :
 

 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Lettre à vous
Lettre à vous EmptyMar 20 Juil - 8:51 par Seawulf

» Aller conquérir
Lettre à vous EmptyMar 20 Juil - 8:40 par Seawulf

» Les mots
Lettre à vous EmptyLun 12 Juil - 12:54 par Seawulf

» Une colombe si cruelle de Frederico Garcia Lorca
Lettre à vous EmptyLun 12 Juil - 11:01 par Seawulf

» Ma douce liberté
Lettre à vous EmptyMer 30 Juin - 8:11 par Seawulf

» La Mariensäule (Germany - Cold War)
Lettre à vous EmptyMar 29 Juin - 7:11 par Seawulf

» La petite lumière d'Antonio Moresco
Lettre à vous EmptyVen 25 Juin - 10:43 par Seawulf

» Éternellement
Lettre à vous EmptyVen 25 Juin - 10:04 par Seawulf

» Déshabitué
Lettre à vous EmptyVen 25 Juin - 9:51 par Seawulf

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 1 utilisateur en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 1 Invité

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 41 le Mer 7 Avr - 10:42
NEWS

    Pas d'annonces disponibles.

    Lettre à vous

    Aller en bas

    Lettre à vous Empty Lettre à vous

    Message par Seawulf Mar 20 Juil - 8:51

    « Qu’est-ce que l’amour ? La substance du songe » Kierkegaard


    Un ciel bleu Klee, empaqueté de ouate blanche. Des lèvres café crème, au bistrot du coin. Mur carmin, visage cireux et ronchon, le boss reluque le fessier au tablier blanc de la serveuse. C’est là, en ce lieu sans charme, que j’éprouve le besoin de vous écrire.
     
    Je ne vous connais pas et pourtant vous ne m'êtes pas inconnue, vous qui passez chaque jour, rue du cadran d'argent. Me voyez-vous, seulement ! Je vous observe quelques secondes chaque matin, au même endroit ou presque. Nous avons nos habitudes que nous ignorons. Et le temps passe, d'un pas à l'autre, vous allez je ne sais où, souvent à l'opposé de moi, vous qui marchez sans le savoir à ma rencontre vers la fin de l’après-midi !
     
    Peut-être, est-ce peu éloigné de chez vous, je ne sais que penser, vous qui depuis tant d’années passez, toujours seule, dans cette rue, sans un mot. Je vous regarde et vous vois si peu enjouée.
     
    Madame, vous qui pour moi êtes sans prénom, juste un visage et le bruit de vos pas, je vous ressemble et ne le vous dis pas, mais le soir tombé, savez-vous que je vais flâner dans vos rêves pudibonds.
     
    Saurai-je un jour quel est votre petit nom, moi qui n'ai aimé de vous, furtivement qu'un frisson, qui passait de l'aube au crépuscule près de moi, comme une rosée lumineuse, en tailleur de soie. Demain, votre regard granité saphir, s’éclairera peut-être d'un signe venu bien tard, sans pour autant qu'il ne s'agisse d'une promesse, juste un petit geste, une parole, un peu d'ivresse !
     
    Chaque jour, j’emporte avec moi comme un bien précieux, votre parfum. Bouquet floral aux notes de lilas - jasmin. Et je m’endors et songe à la serveuse aux lèvres rose bohème.  Au boss de marbre, sans Carrare.  Demain, nous nous croiserons et vous ne saurez rien de mes menues intentions qui resteront lettre morte.
    Seawulf
    Seawulf

    Messages : 64
    Date d'inscription : 20/03/2021

    Voir le profil de l'utilisateur https://www.seawulf-proesie.com/

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut

    - Sujets similaires

     
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum