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    Message par Seawulf Mer 14 Avr - 14:16

    « Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
    Un amour éternel en un moment conçu ; … »
    Félix Arvers
     
    Sur le perron ciselé de camélias toupille une libellule au vol rasant. La ligne d'horizon chatoyante n’en finit pas de gambader la prétentaine dans les champs. Elle court, elle trotte, jusqu’à perdre haleine et s’épuise sans compter, contre le vent ; couche de-ci, de-là, les herbages où j’aime m'étendre, les yeux suspendus au firmament. Et puis plus rien, l'horizon s'assoupit.
     
    J’enlace les cieux et y scrute l’insondable. J’escorte les nuages, plutôt les blancs et j’ausculte leurs mélanges instables. Finalement, je m’associe au mouvement. Le tournis me saisit, très agréable, porté par les cotons de brumes d’un bel été, entre un ciel moelleux et une terre arable. Le noroît s’invite à la danse. Il draine avec lui des effluves d’algues marines. J’entends le ressac fredonner un chant de marins et la mouette, sautiller de joie.
     
    Je m’incline fair-play près de ma fée. Parée de diaphane et sans s’énamourer, elle frôle mon esprit de ses mains invisibles, guide mes pas de sa pensée colorée, et toujours, me soufflent des mots indicibles.
     
    Des mots que je connais pour les avoir inscrits, certes tardivement, mais obstinément, sur les pages de ma vie. C’est alors que je compris que cette fille aux cheveux fous, lasse de démêlement, murmurait de longs cantiques d’amour. Des mots tissés de bienveillance, jamais élusifs, toujours absents de frénésie. Son visage d’albâtre, feuillette jour après jour, la béance des cœurs devenus sourds, mais pas encore secs. Elle repousse les ténèbres de ses épaules déployées. De ses lèvres fragiles s’exhalent un parfum ivre de considération, qui s’empresse de flâner, là où silencieusement, vous pleurez. Et je songe à ces mots venus du fond des âges, "Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes"(Cant. 1.15)
     

    Ode de cristal, éclairant l’instant d’une heure, qui se livre sans tambour, ni fanfare, ni même trompette. Elle câline ainsi mon âme d’une brise de fraîcheur. Ne songe pas une seconde à prendre la poudre d’escampette. Pleure des comptines pour que croissent les fleurs. N’a pas d’âge, si ce n’est celui de la Terre. Ne craint aucunement la colère des orages. Et ne marche pas vers moi au rythme des affaires. Mais elle vient me dire, que pour autant, elle n’est pas un mirage !
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    Seawulf

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